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Unité pastorale Marie Reine de l'Acadie
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Table des matières

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Introduction

Marie, Marie, Coupe inextinguible
Marie, Coupe inextinguible
Voici une ancienne icône qui date de l'année 304.

Marie, la Mère de Dieu, coupe inextinguible, vrai calice qui a contenu le corps et le sang du Christ.
Les bras élevés, comme le Prêtre pendant une célébration, Marie nous offre son Fils, déposé sur l'autel dans le calice du mystère pascal.
Du plus grand Amour, le Christ devient la nourriture de notre pèlerinage sur la terre.

Un des moyens les plus privilégiés pour la prière est d'assister à une messe dominicale à chaque semaine. Il y a cependant un certain danger d'oublier pourquoi nous allons à la messe et ce que chaque partie de la messe représente. À partir de la fin de semaine du 15 janvier 2006, et pour plusieurs semaines qui ont suivi, les prêtres de notre Unité Pastorale, Père Jean-Guy Dallaire et Père Edmour Babineau, ont expliqué les différentes parties de la messe. Vous trouverez dans les pages suivantes, un résumé de leurs explications.

Mariline LeBlanc,
Membre de l'Équipe d'Animation Pastorale

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Les premiers chrétiens / chrétiennes

Ils étaient, en grande partie, des juifs convertis qui avaient déjà l'expérience de la prière et du rassemblement. Avant de suivre Jésus, ils se réunissaient dans des lieux bien précis tels que la synagogue, le temple ou la maison.

Les premiers chrétien.ne.s se sont souvenus de l'invitation de Jésus qu'il avait faite aux douze le jeudi saint au soir :  " Faites ceci en mémoire de moi. "  À chaque premier jour de la semaine, ils ont pris l'habitude de se rassembler pour faire mémoire du repas et célébrer la mort et la résurrection du Christ. Jésus est vivant! Il est ressuscité! C'est jour de fête et de joie!

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À quel moment commence la messe?

Lorsque je me prépare pour venir à l'église, la messe commence. Lorsque j'entre dans le stationnement et que je salue les gens, déjà la célébration est commencée. Au début de l'Église de Rome, la plupart des gens se rendaient à pied pour l'Eucharistie du dimanche. Plusieurs marchaient ensemble et formaient une grande procession où ils chantaient des chants et des psaumes qui les préparaient à l'Eucharistie.

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Le président de l'assemblée

Dans chaque rassemblement de l'Eucharistie, il y a un président d'assemblée qui est le prêtre ordonné. Il préside l'Eucharistie au nom du Christ Jésus. C'est pourquoi il porte des vêtements liturgiques spéciaux qui sont l'aube, l'étole et la chasuble. Ces vêtements liturgiques rappellent que c'est toujours au nom du Christ que le prêtre rassemble le peuple de Dieu pour la prière de l'Eucharistie.

C'est le Christ qui nous rassemble dans son ministre ordonné qui est le prêtre.

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Les vêtements liturgiques

  • L'aube rappelle la robe de notre baptême. Elle est le signe de la vie.
  • L'étole est portée, sur l'aube, soit par le prêtre ou l'évêque qui préside. L'étole est le signe de l'ordination reçue.
  • La chasuble est le grand vêtement de la fête que l'on prend pour la célébration de la messe.

Père Babineau et Père Dallaire
Sur cette photo :
La chasuble est portée par le Père Babineau
L'étole est portée par le Père Dallaire

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Les couleurs

  • La couleur blanche sert pour les grandes fêtes, telles que Pâques, Noël, temps de Noël, temps pascal, mariage, funérailles et les grandes fêtes de Marie et des Saints / Saintes.
  • La couleur verte sert beaucoup pendant l'année; surtout au temps ordinaire, c'est un signe d'espérance, de croissance et de vie.
  • La couleur rouge signifie à la fois le sang et le feu. On l'emploie pour célébrer la fête des martyrs et des apôtres, de même que pour les fêtes de la Pentecôte et pour le dimanche des Rameaux.
  • La couleur violette nous invite à la conversion et à la pénitence. Elle est utilisée les dimanches de l'Avent et du Carême.

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Le sanctuaire

Voici les lieux importants qui se trouvent dans le sanctuaire :

Le siège du président : Cette chaise est réservée aux prêtres. Ce siège doit être visible à toute l'assemblée. S'il y a une célébration de la Parole, en l'absence du prêtre, la personne qui présidera n'utilisera pas le siège du président.

L'ambon :

C'est le lieu de la Parole.

Ce lieu est aussi appelé la " Table de la Parole ".

C'est toujours de ce lieu que nous devons proclamer la Parole de Dieu.

Père Dallaire

L'autel : Il se trouve au centre du sanctuaire. Il est aussi appelé " La Table du repas ". C'est le lieu par excellence où Dieu et son peuple se rencontrent et s'unissent. St Thomas disait :  " C'est le lieu où l'on accueille le pain (offertoire), où l'on rompt le pain (fraction) et où l'on fait le partage du pain (communion). "

L'autel

La crédence : C'est une table où nous plaçons les vases sacrés, l'eau et le vin, ainsi que le bol de la purification.

La lampe du sanctuaire : Cette lampe allumée rappelle la présence de Dieu dans le pain consacré qui se trouve dans le tabernacle. La lampe du sanctuaire, qui est de couleur rouge, nous invite à nous arrêter pour prier et adorer le Seigneur.

Le tabernacle : C'est le lieu où se trouve le pain de vie qui est resté de la célébration eucharistique. Ce pain consacré sera distribué aux malades pendant la semaine. Lorsque nous passons devant ou près du tabernacle, nous faisons une génuflexion ou une inclination pour dire au Seigneur; " Je t'adore et je t'aime ".

L'autel

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Dans la liturgie de la messe, le corps est appelé à prier

Il y a des attitudes et des gestes physiques et visibles qui peuvent nous aider à prier. Il est important que durant la célébration, tous, nous ayons une même attitude. Le missel romain dit que les attitudes communes observées par la communauté montrent l'unité de l'assemblée.

Debout

C'est la principale attitude de la prière communautaire. Elle est le signe de résurrection. Le Christ sort debout du tombeau. C'est aussi un signe de respect. On se lève devant une personne que l'on veut honorer.

Assis

Cette position exprime notre attitude d'écoute et de méditation. Elle favorise la réflexion et le recueillement. Elle est signe de réceptivité.

À genoux

C'est l'attitude de la prière individuelle, de la pénitence et du repentir. Elle exprime la petitesse, l'humilité. Elle signifie également l'adoration.

La génuflexion

En entrant à l'église, quand nous arrivons à notre banc, si la présence réelle est dans l'église même, nous faisons, en signe d'adoration, une belle génuflexion ou une inclination profonde face au tabernacle. En posant ce geste, en silence dans notre cœur, nous disons soit : Jésus je t'aime ou Seigneur, je t'adore. Comme nous faisons le signe de la croix avec la main droite, ainsi nous faisons la génuflexion avec le genou droit.

Les mains

Quand nous récitons la belle prière apprise du Sauveur, le Notre Père, nous sommes invités à faire comme le président de l'assemblée, le prêtre, qui ouvre les mains pour accueillir le Seigneur en s'adressant à Lui. C'est ainsi que priaient les gens, au temps de Jésus.

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Ouverture de la célébration

Procession d'entrée

Aujourd'hui, dans nos églises, une personne désignée dit le mot d'accueil qui donne le ton à notre prière. La procession d'entrée, composée de laïcs avec le prêtre, ouvre officiellement la grande prière de la messe. Une personne ouvre la procession d'entrée avec la croix et toute l'assemblée se lève et chante, avec la chorale, le chant d'entrée.

Baiser l'autel

Arrivé au pied de l'autel, le prêtre fait une inclination pour ensuite se diriger à l'autel et poser un geste de respect qui est celui de baiser l'autel. Ce geste est posé dans le silence. C'est une attitude d'adoration envers le Christ.

Signe de la croix

Après avoir posé ce geste, le prêtre se dirige au siège du président et ouvre la prière avec le signe de la croix. La prière du chrétien commence et se termine par le signe de la croix. Notre Dieu se fait connaître à nous, comme le Père, le Fils et l'Esprit Saint. La ligne verticale nous montre la relation que nous avons avec notre Dieu, et la ligne horizontale montre les liens d'amour que nous vivons avec le prochain.

Salutation

Le prêtre salue l'assemblée avec les mêmes paroles dont Jésus se servait pour saluer les disciples après sa résurrection. La salutation montre que c'est vraiment le Christ qui nous invite à la prière. C'est lui, le Christ Ressuscité, qui nous invite à faire la communauté qui est l'Église. L'assemblée répond avec les paroles " Et avec votre esprit ". Nous ne pourrions pas faire Église, si l'Esprit du Seigneur n'était au cœur de notre rassemblement. Nous ne pourrions pas faire Église, si déjà chacun d'entre nous, comme pour le prêtre, nous n'étions pas habités par l'Esprit de Jésus. Je reconnais que dans le président d'assemblée, l'Esprit du Seigneur habite toute sa personne et c'est lui qui nous donne le goût de prier ensemble.

Rite pénitentiel

Le rite pénitentiel n'est pas d'abord la confession de notre péché, mais plutôt, la confession de l'amour de Dieu. Je confesse la grandeur de Dieu en Jésus le Christ. Je lui demande de poser sur moi son regard de tendresse et de bonté. Plusieurs formules nous sont suggérées :  " Seigneur prends pitié ", " Je confesse à Dieu ", la formule préparée à partir des textes de la Parole de Dieu du dimanche, ainsi que le rite de l'aspersion de l'eau bénite que l'Église nous suggère de vivre spécialement le dimanche de Pâques et les dimanches du temps pascal.

Au début de l'Église, le rite pénitentiel était réservé seulement au prêtre qui le faisait seul à voix basse au pied de l'autel. Après le Concile Vatican II, dans sa réforme liturgique, l'Église invite toute l'assemblée à se joindre au prêtre dans le rite pénitentiel en répondant aux invocations " Seigneur prends pitié, O Christ prends pitié " ou même en récitant le " Je confesse à Dieu. "

Gloire à Dieu :

Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'il aime :

Ce sont les paroles que l'ange adressa aux bergers dans la nuit de Noël. Ces paroles se continuent avec la louange au Père, au Fils et à l'Esprit Saint. C'est un chant où toute l'assemblée devrait participer à pleine voix. C'est au 6e siècle que le " Gloire à Dieu " est apparu dans la prière de la messe. Il était réservé à l'évêque pour la liturgie de Noël. Au 8e siècle, les prêtres et les évêques le chantaient à la messe de Noël. Ce n'est qu'au 12e siècle que ce chant sera chanté aux messes du dimanche et des grandes fêtes sur semaine. On ne chante pas le " Gloire à Dieu " pendant les temps du Carême et de l'Avent.

La prière d'ouverture

Cette prière vient clôturer le rite de l'accueil. Elle nous met en présence de Dieu. Elle s'adresse au Père, et réunit tous les besoins de la communauté. Elle se divise en 4 temps :

  1. L'invitation à prier : " Prions le Seigneur "
  2. Un moment de silence, où je ramasse mes intentions et mes besoins pour les présenter au Seigneur.
  3. La " Collecte " qui porte bien son nom puisqu'elle " ramasse " tous les besoins des fidèles.
  4. L'AMEN de conclusion : Toute la communauté dit fort son AMEN comme pour dire : " Bravo, tu as bien ramassé nos demandes et nos intentions. "  Amen veut aussi dire : " J'adhère, j'accepte et je me reconnais dans la prière de l'Église. "

Liturgie de la Parole :

Dans toutes les célébrations liturgiques, la Parole de Dieu occupe une place très importante. Après la prière d'ouverture, l'assemblée s'asseoit pour faire l'écoute de la Parole de Dieu. C'est le Seigneur qui nous parle, comme il a parlé à ses disciples et aux foules qui le suivaient de partout. Nous reconnaissons que la liturgie de la Parole est un dialogue entre Dieu et l'assemblée. C'est pourquoi la Parole de Dieu est proclamée à haute voix, puisque c'est encore Dieu qui parle à travers la voix humaine. Depuis le Concile Vatican II, avec la réforme en liturgie, l'Église propose, dans les célébrations eucharistiques de fins de semaine, trois lectures, un psaume et une acclamation à l'Évangile.

Première lecture

À l'exception des dimanches de Pâques, la première lecture est tirée de l'Ancien Testament. Cette lecture fait prendre conscience à l'assemblée que son histoire sainte s'enracine dans l'histoire d'un peuple que Dieu s'était choisi. Notre foi chrétienne nous vient de très loin dans l'histoire du peuple juif. Cette première lecture est proclamée par une personne laïque.

Psaume

Le psaume fait partie de la liturgie de la Parole. Il est la réponse humaine à cette Parole de Dieu entendue. Il est le prolongement de la première lecture. On ne peut remplacer le psaume par un autre chant religieux. Le refrain est chanté par le psalmiste et repris par toute l'assemblée, après quoi le psalmiste chante les couplets. A défaut de chant, le refrain est récité par toute l'assemblée, et une seule personne récite les strophes. Le psaume devrait se chanter ou se réciter à partir de l'ambon, puisqu'il répond à la Parole de Dieu.

Deuxième lecture

La deuxième lecture est tirée du Nouveau Testament. Elle raconte les débuts de l'Église chrétienne. Les lettres de Paul, comme celles de Jean et de Pierre et des autres auteurs, nous font découvrir les beautés, les joies et les difficultés des premières communautés chrétiennes. Cette deuxième lecture est aussi proclamée à partir de l'ambon.

L'Acclamation à l'Évangile

La liturgie a sa façon d'acclamer et d'accueillir l'Évangile. Elle utilise un mot particulier qui est " ALLÉLUIA ". Ce mot vient de l'hébreu. ALLÉLU veut dire " louez " et IA veut dire " Dieu ". Louez Dieu. Que Dieu soit loué! L'Alléluia est un chant de procession, pendant lequel le prêtre se dirige à l'ambon faire la proclamation de l'Évangile. Durant les temps du Carême et de l'Avent, il n'y a pas d'Alléluia, c'est pourquoi l'Église propose une autre manière d'accueillir l'Évangile soit par le chant " Gloire et louange à toi Seigneur Jésus " ou encore " Gloire au Christ, Parole éternelle du Dieu vivant ". Durant l'acclamation à l'Évangile, tous se lèvent et se préparent à accueillir l'Évangile.

L'Évangile

L'Évangile est le sommet de la liturgie de la Parole. Puisque c'est la Parole du Christ qui sera donnée, toute l'assemblée se tient debout. La proclamation de l'Évangile commence avec une salutation toute particulière : " Le Seigneur soit avec vous . L'Évangile de Jésus le Christ selon… ". Nous reconnaissons que c'est vraiment la Parole du Christ qui sera proclamée.

Signe de Croix sur le livre de la Parole

Le prêtre fait un signe de Croix sur le livre de la Parole pour ensuite le faire sur lui-même en même temps que l'assemblée. Il fait trois signes de croix, un sur le front, un sur la bouche et un sur le cœur. Cette coutume est très riche de sens :

    + sur le front : demande à l'Esprit d'ouvrir nos esprits et notre intelligence pour mieux comprendre la Parole de Dieu.
    + sur les lèvres : demande à l'Esprit de nous aider à proclamer la Parole de Dieu avec assurance et conviction.
    + sur le cœur : demande à l'Esprit de nous aider à vivre et à témoigner de la Parole de Dieu avec le cœur.

L'Évangile se termine avec ces paroles :  " Acclamons la Parole de Dieu ". L'assemblée répond :  " Louange à toi, Seigneur Jésus. "  Nous reconnaissons que cette Parole d'Évangile est vraiment la Parole du Christ. Comme signe de respect, le prêtre baise le livre de la Parole de Dieu. Jusqu'au 13e siècle, tous les fidèles baisaient le livre de la Parole de Dieu. Aujourd'hui, ce geste est réservé à celui qui proclame l'Évangile.

L'homélie

Le mot homélie veut dire petit discours. C'est un discours simple qui nous aide à comprendre la Parole de Dieu. L'homélie est obligatoire dans nos célébrations eucharistiques lorsqu'il y a une assistance. L'homélie doit rejoindre le cœur des fidèles et les aider à mieux actualiser la Parole de Dieu.

Profession de foi

Lorsque l'homélie est terminée, le prêtre se rend au siège du président, et il invite l'assemblée à faire la profession de foi. Notre profession de foi est le " Symbole des Apôtres ". Le mot symbole veut dire mettre ensemble ou résumer. Toute l'assemblée proclame la foi que nous avons reçue des apôtres.

Prière Universelle

Comme le décrit l'adjectif, la prière universelle s'ouvre sur l'univers. C'est le temps de penser en grand. Nous sommes invités à prier pour les besoins du monde. Cette prière est introduite par le président de l'assemblée, et le lecteur proclame les différentes intentions. Après chacune des intentions, l'assemblée répond avec un refrain. Le président clôture la prière avec une brève oraison qui exprime la confiance que nous plaçons en Dieu, qui nous écoute et qui nous accueille. La prière universelle clôture la liturgie de la Parole.

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Préparation du Pain et du Vin

L'autel

L'autel est couvert d'une nappe blanche sur laquelle sera placé le corporal. Les vases sacrés tels que le calice, les ciboires et la patène seront déposés sur ce petit linge blanc appelé le corporal. Près de l'autel seront allumées deux cierges pour montrer que l'Eucharistie est une grande fête. L'autel restera dépouillé pour mettre en évidence le pain et le vin qui deviendront la présence réelle du Christ.
Le corporal
le corporal
Le calice
le calice
Les ciboires
les ciboires
La patène
la patène

Le Pain

Il est recommandé par le Missel romain que les fidèles apportent en procession le pain et le vin. Ce geste prend toute une valeur et une signification lorsque les offrandes sont apportées en procession.  " Quand le pain et le vin sont apportés à l'autel, c'est toute l'assemblée qui est apportée ", dira Jean Yves Garneau (Découvrir l'eucharistie). St Augustin rapporte que sa mère Monique " ne passait pas un jour sans apporter son offrande à l'autel ".

Lors de la dernière Cène, selon le rituel pascal, Jésus aurait utilisé du pain azyme, c'est-à-dire du pain sans levain. Ce repas était célébré en souvenir de cette nuit où les Juifs ont dû fuir l'Égypte en toute hâte, et ceux-ci n'avaient pas eu le temps de faire lever le pain pour la journée.

Les premières communautés chrétiennes célébraient l'Eucharistie tous les dimanches et elles utilisaient tout naturellement du pain de maison. Ce pain avait parfois la forme d'une couronne ou d'un gros pain rond. C'est au 9e siècle que l'Église imposa le pain azyme, et c'est au 12e siècle, que l'on verra apparaître les hosties rondes que nous connaissons encore aujourd'hui. Les familles cessèrent de faire le pain pour l'Eucharistie lorsque l'usage des hosties est devenu obligatoire.

Prière de l'Offrande

La prière sur le pain est très ancienne. Cette prière s'inspire directement de la bénédiction juive que le père de famille prononçait au début du repas sur le pain. Elle a été récitée par Jésus à la Cène. En la reprenant, le prêtre continue la louange même de Jésus :

" Tu es béni, Dieu de l'univers, toi qui nous donnes ce pain, fruit de la terre et du travail des hommes. Nous te le présentons : il deviendra le pain de la vie ".

Le vin

Il est certain qu'à la dernière Cène, Jésus aurait utilisé un vin rouge. La tradition a gardé cette coutume jusque vers le 14e siècle. Lorsqu'on a instauré l'usage des purificatoires pour nettoyer et purifier le calice, on a préféré le vin blanc qui tachait moins les purificatoires. Le vin rappelle le sang qui est le symbole de la vie. Rappelons-nous que le Christ a versé son sang pour qu'une Alliance nouvelle et éternelle soit établie entre Dieu et nous. Le vin est aussi le symbole de la fête et de la joie qui rappelle la noce éternelle.

La prière

La prière sur la coupe du vin s'inspire de l'ancienne bénédiction juive que Jésus prononça sur la coupe.

Goutte d'eau

Goutte d'eau

Au début de l'Église, le vin qu'on apportait pour la célébration était très lourd et épais. On devait le diluer avec beaucoup d'eau afin de pouvoir le boire.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui, mais l'Église a voulu garder cette tradition de verser la goutte d'eau dans le vin et elle en a donné une signification spirituelle.

Le sens est expliqué dans la prière que le prêtre dit normalement à voix basse.  " Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l'Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité ".

Le vin représente la nature divine alors que l'eau représente la nature humaine. Dans l'Eucharistie, il y a un admirable échange qui se fait entre le Christ et l'humanité, un échange qui nous rend participant à la divinité du Christ.

Prière

Le prêtre s'incline devant l'autel et fait une prière à voix basse où il se reconnaît petit et humble devant le grand mystère qui s'accomplit sous ses yeux. Il demande au Seigneur de lui donner sa grâce pour offrir le sacrifice de toute l'assemblée.  " Humbles et pauvres, nous te supplions Seigneur, accueille-nous. Que notre sacrifice en ce jour trouve grâce devant toi ".

Lavabo ou Purification des mains

Pendant que le prêtre se purifie les doigts, il fait une prière à mi-voix qui est une prière pour lui-même, où il demande au Seigneur de le purifier de ses péchés. Il dira les paroles du verset 4 du Psaume 50 :  " Lave-moi de mes fautes, Seigneur, purifie-moi de mon péché ".

La quête

Les offrandes sont ramassées au moment où l'on apporte à l'autel le pain et le vin. La fraction du pain du Ciel nous invite à faire la fraction du pain de la terre avec tous nos frères et sœurs, spécialement les pauvres et les indigents. Il est normal que la célébration de l'Eucharistie devienne le lieu idéal de ce partage, de l'amour fraternel.

À partir du 11e siècle, l'argent remplaça progressivement les dons en nature. La quête est un héritage de cette pratique. À travers notre don, nous exprimons notre reconnaissance au Seigneur pour tout ce qu'il nous donne. La quête est un rite très ancien qui date de l'an 150. St Justin dira :  " Ceux qui sont dans l'abondance et qui le désirent donnent comme ils l'entendent, chacun ce qu'il veut ".

Prière sur les offrandes

Cette prière sur les offrandes varie d'un dimanche à l'autre. Elle vient clôturer cette partie importante qui est la préparation des dons pour l'Eucharistie.

La prière eucharistique

La prière eucharistique est la prière la plus importante de toute la célébration de la messe. Elle est au cœur et au centre du mystère que nous vivons. Si cette prière n'était pas incluse dans la célébration eucharistique, il serait impossible de dire qu'une messe a été célébrée.

Elle est la prière de toute l'assemblée, pourtant seul le prêtre la récite. Tous participent à cette prière, mais pas au même titre ni de la même manière. À la messe, il faut un président. Il faut quelqu'un qui symbolise le Christ et agisse spécialement en son nom.  " La prière eucharistique est d'abord prière du Christ " (Jean Yves Garneau).

Il appartient au prêtre de faire voir que le Christ est au milieu et à la tête de l'assemblée quand une Eucharistie se célèbre. Il a été ordonné pour remplir cette fonction. En accomplissant son rôle, le prêtre n'enlève rien aux fidèles de l'assemblée. Il leur rend le service de leur faire percevoir qu'ils sont invités à s'unir à la prière du Christ. C'est pourquoi, durant la prière de l'Eucharistie, à quelques reprises, les fidèles auront à prier ensemble à haute voix certaines parties et répons de la prière eucharistique.

Dans la prière eucharistique, il est important de souligner que le " Nous " est toujours utilisé et non le " Je ".

En voici quelques exemples :

  • Seigneur nous te prions
  • Proclamons le mystère de la foi
  • Nous t'offrons
  • Nous te rendons grâce
  • Nous te demandons
  • Nous implorons

Le " Nous " démontre que toute l'assemblée est en prière avec son président qui est le prêtre.

La préface

La prière eucharistique débute par une préface qui est précédée d'un dialogue entre le prêtre et l'assemblé, ce dialogue nous invite à rendre grâce au Seigneur.

Cette préface rappelle ce que Dieu a fait pour l'humanité. Elle nous montre que le Père, le Fils et l'Esprit sont toujours à l'œuvre dans le monde, et que Dieu continue d'accomplir des merveilles pour toute l'humanité. Cette préface se termine en évoquant les anges du ciel, avec qui l'assemblée s'unit pour chanter le Saint, Saint, Saint.

Le Sanctus

Les paroles du Sanctus viennent d'un passage de l'Ancien Testament tiré du livre du prophète Isaïe, (Is 6, 3) En plus nous trouvons le " Béni soit Celui qui vient au nom du Seigneur, Hosanna au plus haut des cieux " (Mt 21,9). Ces paroles furent prononcées par la foule lorsque Jésus est entré à Jérusalem au début de la grande semaine sainte. Le Sanctus unit l'Église d'ici-bas avec celle d'en Haut, là où les anges ne cessent de louer Dieu. Le Sanctus est un chant d'acclamation, d'adoration et d'action de grâce adressé au Père.

La prière de l'Eucharistie

Après le Sanctus, vient la prière de l'Eucharistie. Celle-ci varie d'un dimanche à l'autre. Depuis le Concile Vatican II, l'Église nous propose différentes prières eucharistiques. Certaines sont plus familières à l'assemblée, alors que d'autres seront utilisées à des occasions spéciales. Pour en nommer quelques-unes, nous trouvons quatre prières eucharistiques ordinaires, trois prières eucharistiques pour assemblée d'enfants, deux pour la réconciliation, une pour les mariages et quelques unes pour des circonstances particulières, etc.

La plupart des prières eucharistiques débutent avec une louange adressée au Père, où nous lui demandons de nous envoyer l'Esprit Saint pour que le pain et le vin deviennent Corps et Sang du Christ. Il a fallu l'Esprit Saint pour que le Fils de Dieu prenne chair en Marie.  " L'Esprit Saint viendra sur toi ".

Encore aujourd'hui, cette force de l'Esprit Saint est obligatoire pour que le pain devienne le Corps du Christ ressuscité et le vin devienne son Sang versé. Non seulement l'Esprit Saint transforme le pain et le vin, en plus, il nous rassemble pour que nous formions le Corps du Christ.

L'imposition des mains et prière

Pendant qu'on invoque l'Esprit Saint sur les offrandes apportées à l'autel, le prêtre impose ses mains sur le pain et le vin. Par la parole et le geste, le prêtre demande à l'Esprit Saint de venir transformer pour nous les offrandes des fidèles, pour qu'elles deviennent le corps et le sang du Christ.

Après ce geste de l'imposition des mains et de la prière, arrive la prière du récit de l'institution. Le prêtre seul, prononce les paroles du Christ sur le pain et le vin, comme Jésus l'a fait le Jeudi saint au soir à la dernière Cène. Avec ces paroles, quelque chose de merveilleux survient. Le pain devient le Corps du Christ et le vin se transforme au Sang du Christ.

Après chacune des paroles de la consécration sur le pain et le vin, le prêtre présente à l'assemblée d'abord le pain et ensuite le vin, pour que celle-ci puisse regarder et adorer en inclinant la tête. À voix basse, dans leur cœur, les gens peuvent redire les paroles que St Thomas dira après avoir rencontré le Ressuscité au huitième jour :  " MON SEIGNEUR ET MON DIEU "

Anamnèse

À nos yeux, rien n'est différent, mais dans la foi, tout est transformé. C'est la raison pour cette grande acclamation de foi que nous appelons " Anamnèse ". Le mot Anamnèse veut dire se rappeler, se souvenir. L'assemblée se lève et acclame en disant ou en chantant suite à l'invitation du prêtre :  " Il est grand le mystère de la foi ". Après l'anamnèse, vient une série de demandes pour les membres de l'assemblée, pour l'Église, pour les vivants et les morts.

La prière de l'Eucharistie se termine de manière solennelle et impressionnante. À la toute fin, le prêtre prend le pain et le vin consacrés et les élève vers le ciel en disant ou en chantant : " Par lui, avec lui et en lui… "  Ces paroles résument tout le sens de la prière eucharistique qui a pour but de rendre gloire à Dieu, de le bénir, de le louer. Tout vient du Père par le Christ et tout est destiné à retourner vers Lui par le Christ. C'est dans l'unité de la Trinité que tout se réalise. C'est pourquoi à la toute fin de la prière eucharistique, l'assemblée met le point final en disant fort ou en chantant un " AMEN! "  Le " Amen " veut tout dire :  " Je crois, je suis d'accord, je fais miennes toutes ces paroles qui ont été dites! "

Temps de l'Eucharistie

Notre Père

Le " Notre Père " est reconnu comme la prière des enfants de Dieu. Lorsque les disciples ont demandé à Jésus de leur apprendre à prier, il leur a enseigné le Notre Père. Dans cette prière, nous trouvons sept demandes dont les trois premières concernent Dieu, alors que les quatre dernières concernent notre vie humaine. Nous pouvons attester qu'à la fin du 4e siècle, la prière du Notre Père était incluse dans la célébration eucharistique. Aujourd'hui, le rite de la communion s'ouvre avec la prière du Notre Père qui est normalement récitée ou chantée par toute l'assemblée.

Prière

Cette prière du " Délivre-nous de tout mal, Seigneur " fut ajoutée au Notre Père vers la fin du 6e siècle avec le Pape Saint Grégoire. Celui-ci invita la communauté à vivre dans l'espérance du bonheur qui nous est promis avec le retour du Seigneur dans sa gloire.

L'assemblée répond à cette prière avec les mots : " À toi le règne, la puissance et la gloire pour les siècles des siècles, Amen ". Ce répond se trouve dans l'Évangile de Matthieu, et il fut ajouté à la fin du Notre Père dès le 1er siècle.

Prière de la paix

Cette prière de la paix se situe avant la communion. Avant de s'avancer pour recevoir la communion au Corps du Christ, il convient que les gens de l'assemblée se tournent les uns vers les autres pour s'accueillir et se donner la paix du Christ.

Différentes façons sont proposées pour se donner la paix; soit en se donnant la main, soit avec le sourire ou soit avec quelques paroles.

Fraction du pain

Ce rite renouvelle le geste du Christ à la dernière cène. À la fraction du pain, le prêtre met dans le calice un fragment de l'hostie.

Père Babineau

Voici l'explication de ce geste :

Pour consommer plus aisément les pains gardés durant la semaine et qui étaient devenus trop durs, il était important qu'ils soient trempés dans le vin pour les ramollir. C'est à partir de là que l'Église a donné une explication symbolique. Le pain et le vin consacrés qui sont réunis dans la coupe signifient que la résurrection a réuni pour la vie éternelle l'âme et le corps du Christ. Le prêtre dira à voix basse :  " Que le corps et le sang de Jésus Christ, réunis en cette coupe, nourrissent en nous la vie éternelle. "

Agneau de Dieu

L'Agneau de Dieu est chanté durant la fraction du pain et la préparation des ciboires pour la communion.

Les paroles de l'Agneau de Dieu viennent de Jean le Baptiste qui avait su désigner Jésus comme l'Agneau de Dieu.

La communion

Communion

À la communion, le pain est distribué par le prêtre ou le ministre extraordinaire de la communion.

Jésus lui-même distribua le pain à chacun de ses disciples lors de la dernière Cène.

La communion est un pain donné librement et accueilli avec les mains ouvertes.

Déjà au 4e siècle, saint Cyrille, évêque de Jérusalem, donnait à ses fidèles certains conseils, concernant la communion dans la main :  " Lorsque tu t'avances, fais de ta main gauche un trône pour recevoir le Roi, et prend possession du corps du Christ en disant : Amen ". Tendre la main, c'est le geste du pauvre qui désire recevoir. Avec le Concile Vatican II, l'Église a voulu revenir à la façon dont les premiers chrétiens recevaient la communion.

Lorsque nous mangeons la nourriture, elle se transforme et elle devient notre corps. Dans l'Eucharistie, c'est tout le contraire qui se produit. C'est nous qui devenons le Corps du Christ quand nous le mangeons. Chaque fois que je communie, je suis appelé à devenir Celui que je reçois. Après avoir communié, je prends un moment d'intériorisation, de silence et d'adoration. C'est un temps d'action de grâce.

Chant de communion

Pendant la procession de la communion, la chorale chante cette joie que nous avons de communier au Corps du Christ.

Prière de conclusion

Dans cette dernière prière, l'Église implore le Seigneur de faire fructifier l'Eucharistie qui nous a rassemblés.

Bénédiction finale

Avant d'envoyer ses disciples dans le monde, Jésus levant les mains, les bénit, et pendant qu'il les bénissait, il fut emporté au ciel. Avant d'envoyer l'assemblée dans le monde, le prêtre lève la main sur elle et la bénit du signe de la croix en invoquant la bénédiction du Père, du Fils, et du Saint Esprit. Il demande à Dieu de bénir l'assemblée pour qu'elle témoigne de la Bonne Nouvelle dans son milieu de vie et de travail.

Souhait

Père Babineau

" Allez dans la paix du Christ " veut dire que la célébration de l'Eucharistie est terminée mais que la messe se continue par la façon dont vous serez " Parole de Dieu " et " Pain de Vie " avec vos frères et sœurs.

Vénération

Le prêtre vénère l'autel à la toute fin de la célébration comme il l'a fait au tout début lorsqu'il est arrivé au sanctuaire.

Chant de sortie

C'est normalement un chant que nous continuerons de chanter tout au long de notre retour à la maison.

Salutation d'une bonne semaine

" Que le Seigneur vous accompagne tout au long de la semaine! " 

Adoration

Adoration

Dans notre Unité Pastorale, nous avons la chapelle d'adoration qui est ouverte pendant les sept jours de la semaine. À des heures fixes à chaque jour, des personnes se rendent à la chapelle pour adorer et prier devant le Saint- Sacrement.

Vous y êtes invités, ceux et celles qui sont libres et qui voudraient de façon régulière vivre une heure d'adoration devant le Saint-Sacrement. Le Seigneur est toujours au rendez-vous pour vous remplir de ses grâces et accueillir votre prière qui est vécue dans la foi.

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Prière par le Père Jules Beaulac

" Près de la croix de Jésus se tenait sa mère ". Jean 19, 25
Ô Marie,
Tu étais là au pied de la croix
Quand ton fils bien-aimé allait y mourir.

Comme toute maman bien née,
Tu n'as pas abandonné la chair de ta chair.
Tu l'as suivi jusque dans sa mort.
Et sa croix n'a pas été seulement la sienne,
Elle est devenue la tienne.
Et, du coup, tu es devenue notre mère à tous :
" Voici ta mère ! "

Aux jours de grande souffrance,
Et particulièrement à l'heure de notre mort,
Sois présente au pied de notre croix
Pour compatir à notre douleur
Et pour prier pour nous.    Amen.

Par la croix de Jésus...

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